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Les fêtes que votre enfant va vivre à l'école luxembourgeoise.

Un matin de décembre, votre enfant rentre avec un sachet de friandises et un mot que vous n'avez jamais entendu. Un soir de février, il vous tend une lanterne fabriquée en classe et veut sonner chez les voisins. Les fêtes luxembourgeoises rythment l'année scolaire bien avant d'être expliquées aux parents. Voici ce qu'il va vivre, dans l'ordre, et ce que vous pouvez en faire pour la langue.

Kleeschen, le 6 décembre : la fête des enfants

C'est la première grande date de l'année scolaire, et au Luxembourg elle compte souvent plus que Noël pour les petits. Dès la fin novembre, l'enfant pose ses pantoufles près de la porte le soir. Dans la nuit du 5 au 6 décembre, le Kleeschen y laisse des friandises. On le reconnaît à sa mitre et à sa crosse : ce n'est pas le père Noël. Il est parfois accompagné du Houseker, qui fait mine de gronder les enfants moins sages.

Point pratique que beaucoup de parents découvrent trop tard : le 6 décembre, l'école fondamentale est fermée. Si la date tombe un jour de semaine, il faut prévoir une garde.

Le mot à connaître : Kleeschen. Votre enfant le dira sans doute avant vous.

Liichtmëss, le 2 février : la soirée des lanternes

En janvier, les enfants fabriquent une lanterne en classe. Le 2 février, à la tombée de la nuit, ils vont de porte en porte avec leur Liichtebengelchen, chantent devant les maisons, et repartent avec des bonbons ou quelques pièces. La chanson est toujours la même, Léiwer Härgottsblieschen : c'est souvent le premier texte luxembourgeois qu'un enfant connaît par cœur. Nous l'avons détaillée, avec les paroles, dans notre article sur les comptines.

Le soir, les familles mangent des crêpes. Si vous recevez des enfants à votre porte, prévoyez de quoi donner : c'est le seul geste attendu de vous.

Fuesend, le carnaval de février

Entre la Chandeleur et le début du carême, les écoles et les communes se déguisent. Il y a des cavalcades dans plusieurs villes, et souvent une journée costumée à l'école ou à la crèche. Demandez le thème à l'éducatrice : la consigne circule parfois seulement en luxembourgeois dans le cahier de liaison.

Buergbrennen, le grand feu de la fin de l'hiver

Le premier dimanche après le carnaval, les villages dressent un immense bûcher et l'allument à la nuit tombée pour chasser l'hiver. Ce n'est pas une fête d'école, mais c'est l'une des sorties les plus marquantes pour un enfant de cet âge, et l'une des plus faciles pour rencontrer ses voisins.

Klibberen et Éimaischen : les traditions de Pâques

Pendant les jours où les cloches se taisent, les enfants parcourent les rues avec des crécelles en bois pour annoncer les offices : c'est le Klibberen, inscrit au patrimoine culturel immatériel du pays. Le lundi de Pâques, le marché de l'Éimaischen vend des Péckvillercher, des petits oiseaux siffleurs en terre cuite. Un enfant de 3 ans en réclamera un, et il sifflera pendant des semaines.

Le 23 juin : la fête nationale

Les festivités commencent la veille au soir, avec une retraite aux flambeaux et un feu d'artifice. Le lendemain, chaque commune organise ses animations, souvent avec des jeux pour les enfants. C'est la journée où l'on entend le plus de luxembourgeois dans la rue, et personne ne s'attend à ce que vous le parliez.

Schueberfouer : la fête foraine qui clôt l'été

Fin août, la grande fête foraine s'installe à Luxembourg-Ville. Pour beaucoup d'enfants, c'est la dernière sortie avant la rentrée, et le mot revient dans toutes les conversations de cour d'école en septembre.

Ce que vous pouvez faire, même sans parler la langue

Aucune de ces fêtes n'exige que vous parliez luxembourgeois. Ce qui compte, pour un enfant de 3 à 6 ans, c'est de ne pas être le seul à ne pas savoir ce qui se passe. Trois gestes suffisent :

Nommer la fête à la maison. Dire « demain, c'est Liichtmëss » suffit à transformer une journée étrange en journée attendue.

Apprendre le mot avec lui, pas avant lui. Un parent qui répète après son enfant lui donne un rôle qu'il n'a jamais à l'école : celui qui sait.

Accepter de mal prononcer. C'est exactement ce que fait votre enfant toute la journée, et personne ne le lui reproche.

Les mots qu'il entendra pendant ces fêtes.

Kawi lui fait rencontrer les mots du quotidien luxembourgeois par le jeu, avec la prononciation officielle.

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FAQ

Quelles sont les traditions de la Saint-Nicolas au Luxembourg ?+
Les enfants déposent leurs pantoufles près de la porte à partir de fin novembre. Dans la nuit du 5 au 6 décembre, le Kleeschen y laisse des friandises. Il porte une mitre et une crosse, et il est parfois accompagné du Houseker. Le 6 décembre, l'école fondamentale est fermée.
Qui est le Houseker, le Père Fouettard luxembourgeois ?+
C'est le personnage qui accompagne le Kleeschen et fait mine de gronder les enfants moins sages. Aujourd'hui son rôle est surtout théâtral : il fait partie du décor de la fête, pas de la punition.
Quelles fêtes vaut-il mieux vivre avec un enfant de 3 à 6 ans ?+
Liichtmëss et Kleeschen en premier, parce que l'enfant y participe lui-même. Puis le Buergbrennen et l'Éimaischen, qui se vivent en famille et se racontent facilement le lendemain à l'école.
Mon enfant ne parle pas luxembourgeois, peut-il participer ?+
Oui, et c'est précisément l'occasion. Ces fêtes reposent sur des gestes, une lanterne, une chanson répétée, un déguisement, avant de reposer sur la langue. Un enfant y apprend souvent ses premiers mots sans s'en apercevoir.
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